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27 Septembre 1986... La pluie tombait dru sur la grande ville de Los Angeles, mais l'effervescence demeurait toujours aussi importante. Quasiment tous les quartiers étaient surchargés de voitures et de piétons, des cris, des bruits de klaxon, tellement habituels pour tout le monde, animaient la vie nocturne de la cité des anges. HOMME 1 : Tu es sûr que c'est une bonne idée ? Cet endroit ne me dit rien qui vaille... Tous deux s'arrêtèrent devant le bâtiment de l'orphelinat Sainte Catherine. Alors que Proserpias paraissait déterminé, les yeux de Hériosse était envahi par la méfiance. PROSERPIAS : Il sera différent des autres... Proserpias se leva, respira un grand coup, frappa à la porte et descendit rapidement les marches, tout en attrapant son ami par la manche. Tous deux disparurent dans les rues sombres de la ville, tandis qu'une jeune soeur ouvrait la porte. Elle regarda aux alentours et ne vit personne à part ce linceul sur la paillasse. Elle le prit dans ses bras, observa rapidement l'enfant puis la rue inanimée avant de refermer la porte derrière elle. HERIOSSE : Comment va-t-on expliquer sa disparition ? Un homme au visage inquiétant, vêtu d'un grand manteau de cuir marron, un tatouage en forme de serpent au cou, et avec plusieurs cicatrices sur le visage s'approchait d'eux à pas rapide et ne lâchait pas Hériosse du regard, qui ne voyait rien, trop occupé à parler à Proserpias. HOMME : Hurlez et je vous tue tous les deux... Le visage de l'homme changea en un seul instant. Des plis se formèrent au niveau de son front, ses yeux marron virèrent au jaune et de longues canines étaient devenus apparentes entre ses lèvres. Le vampire attrapa Hériosse par le col et l'amena à lui, tandis que Proserpias essayait de l'empêcher de mordre son ami. Le vampire frappa Proserpias à la nuque. Celui-ci chuta violemment au sol. Hériosse était pétrifié par la peur. VAMPIRE : (à Proserpias, avec un sourire satisfait) Ne t'en fais pas, tu es le prochain, vieillard... Le vampire se tourna vers Hériosse à nouveau et approcha doucement ses canines près de son cou. Soudain, la créature recula brusquement et hurla de douleur avant de disparaître dans un nuage de cendres. Un homme armé d'un pieu en bois parfaitement taillé se tenait à présent devant Hériosse. Une cicatrice longeait son bras droit, et il regarda Hériosse, puis Proserpias avec déception. PROSERPIAS : Asarath... Merci. Asarath tourna le dos à Proserpias, tandis son bras droit tout en parlant dans une langue inconnue dont il semblait avoir une parfaite maîtrise. Le vent se leva, des éclairs surgirent de nulle part tandis qu'un portail au ton bleu métallique et blanc apparaissait dans la rue. Hériosse et Asarath passèrent l'un après l'autre. Proserpias se retourna et observa la rue où il venait de déposer le petit. PROSERPIAS : A bientôt... Il passa à son tour à travers le portail qui disparut une seconde plus tard. ECRAN NOIR GENERIQUE SCENE 1 Une semaine plus tard... La soeur qui avait recueilli le petit était assise à son bureau et remplissait une grande pile de papier, tandis que les enfants jouaient dans un jardin aménagé spécialement pour eux. Quelqu'un frappa à la porte. SOEUR : Entrez, je vous prie. Une jeune femme aux cheveux auburn et au sourire radieux entra, accompagné d'un homme brun de grande taille qui la tenait tendrement par la main. Tous deux ne devait pas avoir plus de trente ans. FEMME : Bonjour ma soeur. J'espère qu'on ne vous dérange pas... Tous deux suivirent la jeune soeur dans les couloirs de l'orphelinat, tandis qu'un autre soeur ramenait les petits à l'intérieur du bâtiment. Lucy regardait ses enfants comme si elle avait envie de tous les prendre dans ses bras. LUCY : Tous ces enfants... La soeur ouvrit une porte et invita Andrew ainsi que Lucy à entrer. La pièce était petite, du papier peint bleu ciel était collé sur les murs, et un berceau ainsi qu'un parc étaient installés près du mur longeant la porte. Alors qu'elle était encore loin du berceau, Lucy apercevait déjà les quelques petits mouvements du bébé dans ses couvertures. Son coeur se mit à battre la chamade. La soeur s'approcha du berceau, sortit le bébé et le montra à Lucy et Andrew, qui avait posé sa main sur son épaule. LUCY : Il est magnifique... Vous pensez qu'il a quel âge ? La soeur sourit et hocha la tête. Elle mit le petit dans les bras de Lucy qui ne détacha pas une seule seconde son regard de ce petit bébé qui faisait de même et qui lui souriait. Un petit rire sortit de la bouche de l'enfant, émerveillant Lucy, une larme commençait à couler le long de sa joue, mais elle gardait toujours un grand sourire de bonheur. SOEUR : Vous comprenez que si sa famille vient le chercher dans les prochains mois, je devrai vous prévenir ? La soeur se dirigea vers la porte puis se retourna. SOEUR : Au fait, comment comptez vous l'appeler ? Lucy déposa le petit dans son couffin, l'observa à nouveau quelques instants avant de sortir accompagné d'Andrew, qui referma la porte derrière lui. LUCY : Bienvenue chez toi Miles. Tous trois entrèrent dans la maison. Lucy et Andrew amenèrent Miles dans une pièce de taille moyenne. La couleur des murs était bleu ciel, de léger reflets blanc laissaient penser que le mur était recouvert de nuages. Un grand parc, ainsi qu'un berceau, un grand bureau et un rocking-chair étaient déjà prêt. Lucy posa le petit dans son berceau et tous deux continuèrent de contempler ce petit bébé qu'ils espéraient depuis tellement longtemps. Andrew s'assit sur le rocking-chair, tandis que Lucy chantait une berceuse à Miles, qui s'endormit assez rapidement. ANDREW : (en baillant) Tu n'arrives pas à dormir ? Andrew se pencha à son tour au dessus de berceau et vit Miles plongé dans un sommeil profond. ANDREW : Je te comprends mon trésor. Andrew embrassa tendrement et retourna dans leur chambre, tandis que Lucy restait là, continuant à observer le petit Miles qui s'étirait dans ses couvertures, toujours endormi. Ses yeux commencèrent à se fermer doucement et elle s'endormit à son tour. ECRAN NOIR SCENE 2 07 Février 1993 Le temps passait trop vite aux yeux de la belle Lucy Cooper. Alors qu'elle conduisait dans les rues de Los Angeles, elle observait Miles du coin de l'oeil avec son rétroviseur. Elle avait l'impression que c'était encore hier le jour où elle l'avait amené pour la première fois dans leur maison. Et pourtant, plus de six années étaient passées. Six mois après l'arrivée de Miles dans sa vie, le coup de téléphone de soeur Marie Bénédicte qu'elle redoutait tant fut l'annonciateur de la meilleure nouvelle qu'elle ait jamais eu. Elle et Andrew pouvaient enfin adopter Miles, et ils s'étaient empressés de le faire le lendemain de la nouvelle. LUCY : Je n'en aurai que pour cinq minutes. Miles rie quelques secondes et accompagna sa mère dans la banque. Il n'y avait pas tellement de monde pour ce milieu de semaine. Lucy alla au premier guichet vide et commença à parler avec l'hôtesse, tandis que Miles continuait de regarder tout ce qui bougeait autour de lui. Il regardait cet homme au costume rapiécé qui hurlait après celui qui semblait être le directeur de l'agence parce qu'il lui refusait pour la énième fois un prêt. Il voyait aussi cette jeune femme qui essayait de faire du charme au guichetier près de sa mère pour qu'il ne voit pas que le chèque était faux. Son regard se tourna vers les banquettes situées près des fenêtres de la banque. HOMME : Toi, jette ton arme! A genoux tout le monde et que plus personne ne bouge! Le vigil s"exécuta. Il prit son arme, la posa à terre et l'envoya à l'autre bout de la pièce, loin de tout le monde. Le bandit lui fit signe de rejoindre les autres personnes près des guichets. Miles continuait d'observer le bandit avec curiosité, tandis que Lucy le prenait dans ses bras et faisait tout pour que le bandit ignore l'existence de son enfant. HOMME : Si vous faîtes tout ce que je vous dis, vous rentrerez chez vous tranquillement. Toi là, sors tout ce que tu as. L'hôtesse qui parlait avec Lucy commença à remplir le plus vite possible un sac avec tout ce qui lui tomait sous la main, mais elle en mettait la moitié par terre. Paniquée et en sueur, elle se baissa pour ramasser le reste, tout en appuyant sur le bouton de l'alarme silencieuse. Elle se releva et vit le bandit qui était en train de menacer de son arme son collègue situé à quelques mètres d'elle car celui-ci ne voulait pas ouvrir sa caisse. Il le frappa à la nuque, passa de l'autre coté du guichet. HOTESSE : (qui se penchait vers Lucy) La police arrive, ils ne sont qu'à deux rues. Lucy hocha de la tête, mais elle restait effrayée. Mais elle fut néanmoins étonnée par le comportement de Miles qui continuait d'observer le bandit qui remplissait avec rapidité le second sac. Alors qu'il passait de l'autre coté du guichet et qu'il s'apprêtait à prendre le sac de l'hôtesse, les premières sirènes de la police se firent entendre. Il se retourna vivement vers la sortie et poussa un juron. HOMME : (vers l'hôtesse) C'est à cause de toi! Espèce de sale... Sans elle même savoir pourquoi, Lucy se leva d'un bond alors que le voleur s'apprêtait à attraper l'hôtesse. LUCY : C'est fini pour vous maintenant! Laissez la! Laissez nous! Le voleur pointait son arme sur Lucy et observa Miles l'espace d'une seconde.... Puis de plus en plus longtemps. Miles quant à lui, regardait le bandit avec la plus grande attention, mais ce qui frappa Lucy, c'est que le voleur paraissait de plus en plus effrayé au fur et à mesure qu'il dévisageait son fils. Elle vit son fils se concentrer sur le bandit, il ne tremblait pas, il n'avait pas l'air d'avoir peur, mais plutôt ailleurs. Lucy se tourna à nouveau vers le voleur. Une larme commençait à couler sur son visage, tandis qu'il retournait son revolver et qu'il le tendit lentement à Lucy. Encore surprise, elle ne savait pas quoi faire. Elle observa le vigil et lui fit signe de s'approcher. Celui-ci rampa vers Lucy, se leva et prit l'arme, tandis que le voleur s'agenouillait devant Miles. HOMME : (la voix tremblante) Pardon... Miles ne dit rien et continuait de regarder l'homme qui se leva, leva les mains en l'air et passa la port de la banque tandis que les policiers s'approchaient de lui, menottes à la main. Dans la banque, personne ne semblait avoir compris. Seul le vigil et Lucy avaient véritablement assistés la scène. Les autres, trop effrayés, avaient gardés leurs têtes baissées. Le regard de Lucy avait changé, elle paraissait étonnée et effrayée, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Tout ce qu'elle savait, c'est que son fils y était pour quelque chose, mais elle ne pouvait pas expliquer comment et pourquoi. MILES : Ca va Maman ? Lucy observait Miles par son rétroviseur. Il ne la regardait pas, comme si il essayait lui même de comprendre ce qui s'est passé une heure auparavant. MILES : Je ne sais pas Maman. Il m'a regardé et... Je ne sais pas ce qui s'est passé... Je te fais peur Maman ? Elle mit le contact et tous deux partirent du commissariat. ECRAN NOIR SCENE 3 12 Novembre 1996 Miles aimait beaucoup ce nouvel univers qu'est le collège. L'ambiance de l'école était devenu de plus en plus pesante au fur et à mesure du temps qui passait, ainsi que des nombreux aléas qu'il avait connu. L'attaque du bandit à la banque du centre ville n'était qu'un des nombreux faits étranges qu'avait connus Miles ces trois dernières années. A partir de ces sept ans, il avait décidé d'écrire dans un journal toutes les choses étranges qui se passaient autour de lui. En trois ans, il avait eu le temps de remplir plus de deux cahiers, allant du fait bénin à d'autres choses tout aussi importante que la banque, tel que le jour où il avait fait une chute importante lors d'une randonnée dans les bois avec une de ces classes. Quand les son professeur le récupéra, elle fut étonné de constater qu'il n'avait aucune blessure apparente. Il avait même fait des radios le lendemain, mais il n'y avait aucune fracture. Les enfants autour de lui le trouvèrent tout à coup bizarre, certains le pointait du doigt dans la cour, disant de lui que c'était un monstre. MILES : Ce n'est pas si grave tu sais... je veux dire... Pourquoi leurs avis est si important à tes yeux ? Elle esquissa son premier sourire de la journée. Miles posa sa main sur l'épaule de son amie, qui le regarda avec gratitude. Tous deux tournèrent au coin de la rue et ne regardaient pas devant eux, quand Miles reçut un projectile à la tête. Il s'agenouilla et regarda ses mains. Il y avait un peu de sang dessus. Alyson s'était penché vers lui et se tourna. Elle vit deux garçons de taille moyenne qui étaient en train de rire, des cailloux à la main. GARCON 1 : Presque entre les yeux! Bravo! MILES : Ne revenez plus, bande de trouillards! Ca va Alyson ? ALYSON : Il n'y a plus rien... Je ne comprends pas, tu saignais il y a une minute! Alyson ramassa son sac à dos, attrapa Miles par le bras avec un grand sourire. Tous deux accélèrent le pas en voyant le soleil se coucher devant leurs yeux. Miles invita Alyson à rentrer chez lui avant de fermer la porte derrière lui. Il n'avait pas vu qu'un homme au vêtements étranges était assis sur le banc du parc juste en face de chez lui. Il avait de grands cheveux argentés et une barbe au teint blanc. PROSERPIAS : Et bien... Tout a l'air d'aller pour toi, mon enfant... Mais il va falloir t'armer de courage. Ce qui s'est passé ses trois dernières années n'était que le commencement. ECRAN NOIR SCENE 4 23 Mars 2001 Miles et Alyson étaient devenus les meilleurs amis du monde en l'espace de quatre ans, surtout depuis le jour où le père d'Alyson avait décidé de retrouver sa femme et sa fille dans le but de les ramener avec lui à Chicago il y a un an de cela. Ce jour là, Miles eut réellement peur de perdre la seule véritable amie qu'il s'était fait ces dernières années, mais le père fut vite arrêté par la police et renvoyé à Chicago avec pour interdiction formelle d'approcher sa femme ou sa fille. ALYSON : Tu as vu ça ? Il y a un club de journalisme au lycée! C'est génial! Elle s'exécuta. Miles prit les trois prospectus dédiés à chaque club et il commença à les mélanger, puis mit les trois dans une de ses mains. MILES : Choisis alors. Et tu ne pourras pas retourner en arrière. Elle prit un des prospectus et le colla contre sa poitrine. ALYSON : Alors, c'est lequel ?? Miles avait l'air nerveux. Il passait plusieurs fois ses mains dans son dos, comme s'il essayait de gratter un endroit de son dos qu'il ne pouvait atteindre. Alyson avait remarqué ce comportement depuis ce matin. Elle commençait à s'inquiéter sérieusement. Elle posa à son tour sa main sur le dos de Miles. ALYSON : Ca va ? Il y a quelque chose qui te gêne ? Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il s'écroula sur le sol et commença à se tordre de douleur. Alyson était restée statique quelques secondes, mais elle s'agenouilla rapidement pour essayer de calmer son ami. ALYSON : Miles! Miles! Qu'est ce qui se passe, dis le moi?! Tout à coup, Miles ne bougea plus, ses yeux était fermés, comme s'il dormait profondément. ALYSON : Miles ? Miles?!! Ne me fais pas ça! Réveille toi, reste avec moi! La nuit tombait sur la ville. Miles était allongé sur un lit d'hôpital, alors qu'Alyson restait près de lui sans bouger. Elle ne pouvait le quitter du regard, et gardait la main de son amie dans la sienne. Lucy et Andrew se trouvait dans une pièce près de celle de miles et discutaient avec un médecin. Tous trois étaient en train de regarder les radios du dos de Mike. DOCTEUR : (En pointant avec son stylo une partie de la radio) Voilà, nous pensons que la douleur vient de ces deux petites tâches blanches sur la radio, situées au niveau de la colonne vertébrale. Elle sont sur la même vertèbre et ont la même taille toutes les deux. Alyson commençait à s'assoupir. Sa tête était posée sur le lit de Miles près de son bras. Mais elle n'était pas assez endormie pour ne pas sentir que Miles commençait à bouger. Il posa sa main sur le visage de son amie, qui se leva d'un bond avec un grand soupir de soulagement. Elle reprit la main de Miles et lui fit un sourire chaleureux. MILES : (encore somnolent) Salut toi... Alyson se leva et disparut dans les couloirs de l'hôpital avant de revenir une minute plus tard avec Lucy et Andrew, qui marchèrent rapidement près du lit de Mike. Lucy posa sa main sur le front de son fils, tandis qu'Andrew restait derrière elle, ses mains sur les épaules de son épouse. Alyson restait à l'écart, près de la fenêtre. Lucy essayait de garder son calme, mais des larmes coulèrent rapidement de son visage, qu'elle s'efforça de sécher le plus vite possible, mais en vain. Elle serra sa main dans celle de Miles, tandis qu'elle s'asseyait sur le siège qu'occupait Alyson quelques minutes auparavant. A suivre... ECRAN NOIR FIN DE L'EPISODE © Fallen - Khyrladel - 2007
Vendredi 17 Août 2007Poster un commentaire
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